Le théâtre de Théo Askolovitch est un hymne bouleversant à la vie. Sa nouvelle création creuse une fois encore le sillon de la délicatesse et de l’intensité, rassemblant à ses côtés la grande actrice Ariane Ascaride et d’autres fidèles compagnons d’armes. Entre fiction et documentaire, la pièce est pleine d’humour et d’humanité, d’émotion et de sincérité.
Dans ses précédents spectacles (66 jours, Zoé [et maintenant les vivants], Seule comme Maria), Théo Askolovitch puisait dans des récits intimes, mêlant le vrai et l’auto-fiction. Pour Nous le Red Star, il fait entendre plusieurs voix : celles de l’équipe du Red Star, de la mémoire familiale et la sienne quand, petit, il accompagnait son père au stade à Saint-Ouen. Un petit garçon que son père tient par la main, en route vers le vieux stade d’un club mythique et dans la ferveur d’une foule qui se raconte tant d’histoires.
À partir d’un dialogue entamé avec son père, supporter du club depuis toujours, il cherche à comprendre ce que représente aujourd’hui ce club de Saint-Ouen pour ceux qui y sont nés. À mi-chemin entre récit intime et parole documentaire, le spectacle explore ce que le Red Star raconte de la ville, de son histoire populaire et ouvrière, de ses transformations, de ses contradictions. Il donne à entendre l’intime de celles et ceux qui y sont liés : les anciens, les nouveaux, les fidèles, les passants. Une tentative de saisir, à travers un club, la complexité des vies qui le traversent.