Sous la houlette de Charles Tordjman, Christine Murillo et Jean-Pierre Daroussin font des étincelles dans la pièce de Jean-Claude Grumberg à l’humour acéré. Ils endossent avec délice les habits d’un vieux couple qui se débat avec ses souvenirs, ses douleurs et ses querelles ravivées par le retour de leur fils quinquagénaire à la maison. Une pièce magistrale écrite sur-mesure pour ce duo d’une extrême justesse.
« L’auteur tragique le plus drôle de sa génération » selon Claude Roy a l’art de faire du quotidien un grand Art. Sa dernière pièce coince ses protagonistes entre la cuisine et une porte définitivement close pour qu’ils s’étrillent à l’abri des oreilles de leur fils, grand absent sur scène, mais qui hante leur quotidien. Car tout bascule et tout remonte à la surface à l’occasion de son retour : les non-dits, les aigreurs et les jours heureux…
Quand l’amour s’est émoussé, remplacé par une infinie tendresse. Quand le temps a passé et que les années à venir raccourcissent. Un pas de deux grinçant et émouvant relevé de main de maitre par deux comédiens au sommet de leur art : Christine Murillo et Jean-Pierre Daroussin. Une pièce qui commence comme une comédie puis nous arrache des larmes…