À l'occasion du festival L'impruDanse, Théâtres en Dracénie propose une carte blanche aux écoles de danse dracénoises.
Venez découvrir leur travail de création !
Cette chorégraphie s’inspire de la chanson « Je ne t’aime plus mon amour » de L’Oiseau Noir, dont le texte évoque une contradiction profonde : dire que l’amour est terminé tout en continuant à en porter la trace.
On dit souvent que le temps efface tout. Que les blessures finissent par disparaître, que l’on oublie, que l’on guérit. Pourtant, certaines relations ne s’effacent jamais réellement. Il existe des amours qui ne meurent pas, même lorsque la personne n’est plus là. Ils ne disparaissent pas : ils se transforment, se cachent, se déposent quelque part en nous.
Cette pièce explore cette idée d’un amour que l’on tente d’enfouir sans jamais réussir à l’éteindre. Un amour qui devient silence, souvenir, manque. Un amour qui pourrait renaître à la moindre étincelle.
Le mouvement chorégraphique traduit cet état de tension intérieure : entre détachement et attachement persistant, entre volonté d’avancer et impossibilité de rompre complètement. Les gestes oscillent entre abandon et retenue, comme si le corps portait encore l’empreinte d’une présence absente.
Cette chorégraphie parle d’un deuil qui ne se fait jamais totalement, parce que lorsqu’un amour a été sincère, il ne disparaît pas du jour au lendemain. Il continue d’exister sous une autre forme parfois douloureuse, parfois apaisante mais toujours indélébile.
C’est aussi une réflexion sur le paradoxe de l’amour : celui qui peut blesser profondément est aussi celui qui, d’une certaine manière, nous permet de ressentir encore, de rester vivant. Rien ne remplace certains liens. Ils deviennent simplement une partie de nous.