Théâtres en Dracénie
 


VEN 16 mars à 20 h 30



avec
Médéric Collignon (cornet de poche, voix),
Frank Woeste (Fender Rhodes),
Philippe Gleizes (batterie),
Frédéric Chiffoleau (contrebasse)

© Photos Levy-Stab




Victoire du jazz 2010
formation instrumentale de l’année


MEDERIC COLLIGNON & JUS DE BOCSE
ALBUM SHANGRI-TUNKASHI-LA (2010 - ‘‘Plus loin’’)




L’enfant terrible du jazz, Méderic Collignon et son Jus de Bocse - trio survitaminé en clin d’oeil à l’antique juke-box - s’attaquent au monument Miles Davis et à sa première période électrique. On y retrouve des morceaux mythiques, notamment Bitches Brew ou Mademoiselle Mabry et même une dédicace à Led zep’ avec Kashmir.
Le résultat est étonnant, dense et puissant. Et l’album Shangri-Tunkashi-La a permis aux artistes d'obtenir une Victoire du Jazz 2010 dans la catégorie formation instrumentale de l'année.

Médéric Collignon, le spécialiste du cornet à pistons est assurément le musicien le plus inclassable issu de la nouvelle scène du jazz français. A l’aise en toute circonstance, show-man provocateur, clown attachant et pertinent, musicien jusqu’au bout des ongles, il s’est illustré au travers de collaborations fructueuses : Bernard Lubat, Michel Portal, Louis Sclavis, Claudia Solal... Aiguisant une curiosité artistique de tous les instants, il aime explorer une fusion intégrant free jazz, salsa, reggae, rock, rap et musique contemporaine.
Sur scène, il semble être partout : il décoche son cornet de poche pour envoyer très haut un phrasé be-bop, qu’il continue en vocalises pour soudain laisser place à un groove maîtrisé où sa voix accompagnée d’effets fait rouler une basse bien sentie, et quand le rythme s’énerve, ses doigts retombent alors sur un clavier korg avec des airs de voltigeuse…
Il a arrangé la musique de la première époque électrique de Miles avec beaucoup d’audace et un réel souci d’architecte sonore. Une énergie complètement folle qu’il sait transmettre à son quartet, un groupe très soudé, cohérent et alchimique qui donne rendez-vous aux amateurs de jazz en perpétuelle (dé)construction.