Théâtres en Dracénie


JEU 8 décembre à 20 h 30



mise en scène, décor et costumes Eric Vigner
lumière Pascal Noël
dramaturge Sabine Quiriconi
chorégraphe Béatrice Massin
maquillage et coiffure Soizic Sidoit
assistant à la mise en scène Tommy Milliot
assistant au décor Nicolas Gueniau
assistante aux costumes et atelier costumes
Sophie Hoarau
reportage photographique Alain Fonteray
avec les acteurs de ‘‘L’Académie’’
Vlad Chirita, Lahcen Elmazouzi, Eye Haidara,
Hyun Joo Lee, Tommy Milliot,
Nico Rogner, Isaïe Sultan



Apéritif littéraire
à l’heure de l’apéritif, venez lire, écouter des textes de Rémi De Vos et Jean Genet
jeudi 8 décembre à 18 h 30
entrée libre sur inscription

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Stage théâtre
avec Tommy Milliot, comédien
et assistant d’Eric Vigner, metteur en scène du CDDB-Théâtre de Lorient
samedi 3 et dimanche 4 décembre
tous niveaux

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fondation de ‘‘L’Académie’’ à Lorient
le 3 octobre 2010
première représentation publique de ‘‘L’Académie’’
à Lorient le 3 octobre 2011
création en résidence de ‘‘La Place royale’’ au CDDB – Théâtre de Lorient, Centre Dramatique National
production CDDB – Théâtre de Lorient, Centre Dramatique National/La Comédie de Valence, Centre Dramatique National Drôme-Ardèche/Centre Dramatique National Orléans/Loiret/Centre/La Comédie de Reims, Centre Dramatique National
(en cours)
remerciements au CENTQUATRE
établissement artistique de la Ville de Paris;
avec la participation artistique
du jeune théâtre national

le texte de ‘‘La Place royale’’ est celui
de la dernière édition revue par l’auteur
et publiée aux Éditions Augustin Courbé en 1682

création

LA PLACE ROYALE
texte PIERRE CORNEILLE ::
mise en scène ERIC VIGNER ::
L’Académie :: CDDB – Théâtre de Lorient, Centre Dramatique National





En octobre 2010, le metteur en scène Eric Vigner, directeur du CDDB – Théâtre de Lorient, Centre Dramatique National, crée L’Académie. Cette ‘‘académie’’ de théâtre, expérience singulière, regroupe sept jeunes comédiens, tous étrangers, parlant le français ou Français d'origine étrangère. Âgés de 20 à 34 ans, ils ont suivi des parcours de théâtre très différents et viennent du monde entier. Pendant trois ans, ces nouveaux talents travailleront avec le metteur en scène sur le montage de ses trois prochaines pièces, la première étant La Place royale, une comédie de Corneille.
Les suivantes seront La faculté, écrite par Christophe Honoré et Guantanamo, d'après le livre de Franck Smith publié en 2010.

La Place royale, cette pièce sur la jeunesse a été écrite par Corneille en 1634, à l’âge de ses 28 ans. Sous-titrée L’amoureux extravagant, La Place royale conte les atermoiements d’Alidor, qui aime Angélique, sans toutefois pouvoir se résoudre à l’idée d’un mariage qui signifierait la perte de sa liberté. Lassée des subterfuges de son amant pour la faire se détourner de lui, puis lui revenir, l’amoureuse déroutée finira par entrer au couvent…
Dans ce spectacle où l’on retrouve la beauté visuelle propre aux mises en scène d’Eric Vigner, plasticien de formation, et le soin qu’il apporte au texte et à son incarnation ; les alexandrins de Corneille se frottent aux accents des jeunes comédiens de L’Académie. Cela n’en souligne que mieux la modernité de cette pièce qui marque la naissance du héros cornélien, brillante et réjouissante méditation sur l’amour et la liberté, et la façon dont l’amour peut faire échec à l’amour.


Beau divertissement
sur les chansons de Sinatra


Scintillant dans la pénombre, le rideau de scène laisse imaginer dans quel univers on va pénétrer. Il s’ouvre sur une scène noire et brillante que deux silhouettes élégantes vont bientôt investir, pendant que la voix de Frank Sinatra entonne «Stranger in the night ». Tout est dit. Le spectacle d’Olivier Dubois fleure bon ces années 1950, danses, chansons et costumes.

Climat glamour, danseur mondain
On est ici dans un Nouveau Monde, hollywoodien et sublimé. Elle, Marianne Descamps, et lui, Olivier Dubois, glissent voluptueusement sur scène en enchaînant des pas, des figures de comédie musicale qu’ils exécutent avec une étonnante élégance. (...) Voguant sur un plateau de rêve, un plateau de film d’amour, ils sont l’un et l’autre d’une parfaite sensualité, laquelle, vers la fin, tournera au torride dans une débauche d’embrassements et de caresses d’une magnifique musicalité.

Enchanteur et désenchanté
Le noir décor sévère se sera entre temps métamorphosé en un magnifique «dressing room», une garde-robe enchanteresse où chapeaux, capelines, robes du soir innombrables, tenues de ville ou de soirée, malles et valises d’un autre temps rangées sur les plus hautes étagères, s’accumulent dans un ordre idéal, une esthétique séduisante. Mais à l’ordre ont succédé les caprices, l’hystérie : les costumes volent en tous sens avant que lui ne se retrouve perdu et solitaire dans l’anonymat de la cité.
Ce qui pourrait n’être qu’une évocation délicieuse, et malicieuse, de l’univers de la comédie musicale, univers niais et frelaté s’il en est, incorrigiblement mièvre, mais aussi infiniment séduisant, prend ici une tout autre dimension. Il apparaît onirique, enchanté, dramatique aussi, mélancolique enfin. Sinon désespéré.

LE NOUVEL OBSERVATEUR