
texte et mise en scène
Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff
Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff nous avaient fait déjà beaucoup rire, il y a deux ans,
avec Les étourdis. Ils reviennent avec un nouveau spectacle, la plus musicale de leurs
créations. On y retrouve la bande de comédiens des Deschiens, renouvelée et singulièrement
rajeunie avec, entre autres, un double déjanté de Claude François…
Un hall immense, tapissé de papier peint aux motifs géométriques années 50. Un bar, une
table, des tabourets en skaï...
Il n'y a pas que le décor qui en a pris un coup, les gens aussi.
Déclassés, toujours un peu à côté de la vie.
En premier la patronne des lieux, madame Cravota, qui perd ses clés comme elle perd sa tête.
Mais voilà, ce soir c'est la fête au Macumba, un concours de chant où chacun est convié.
Et des catastrophes que l'on n'attend jamais.
Une équipée de doux égarés va tenter de passer une soirée inoubliable dans cette salle des
fêtes qu’il faut transformer pour l’occasion.
Voilà qu'arrivent les artistes d'un jour, l'un laissant la pelle et la pioche, l'autre l'éponge.
Le ménage d'accord, mais le chant d'abord.
Une batterie et une guitare électrique feront l'affaire.
Et ils se jettent à corps perdus sur la scène avec les poncifs du bal du samedi soir, les
Rita Mitsouko et leur inusable Marcia baila, Stayin'Alive, Vanina, Toute la musique que j'aime,
Besame mucho etc....
Jérôme Deschamps, le créateur des "Deschiens" à la télévision, revient avec son univers
burlesque, drôle et dérisoire et sa troupe pétillante de comédiens danseurs survoltés.
Le spectacle, entre danse, comédie et comique musical, aligne pendant 1 h 30 de courtes
scènes, rapides et loufoques. Cela gesticule et parle fort, le texte se résumant le plus souvent à
des bruitages et des chansons. Les hommes se font crier dessus, la patronne de la salle
engueule le personnel...
On y découvre une humanité inquiète, trop petite, trop grande, trop enveloppée, mais dotée d'une énergie farouche et qui se fiche des apparences.
Le Point.