
texte Darina Al Joundi et Mohamed Kacimi
mise en scène Alain Timar
avec Darina Al Joundi
Le jour où Nina Simone a cessé de chanter, c’est le jour où le père de
Darina Al Joundi est mort. C’est le jour où cette jeune femme libanaise a
compris que la liberté offerte par son père, journaliste et écrivain, était un
héritage lourd à porter, difficile à faire respecter.
Enfant de toutes les guerres du Liban, Darina a brûlé son enfance et sa
jeunesse à Beyrouth, ville de tous les excès qui abuse de la mort comme de
l’amour. Elle a traversé, à son corps défendant, les nuits de Beyrouth jusqu’à
ses limites. Elle en ressort, brûlée mais libre, avec un texte de feu qu’elle
nous livre, debout !
Révélation du Festival d’Avignon 2007, cette pièce est le témoignage de
Darina Al Joundi. C’est sa propre histoire, qu’elle nous raconte une histoire faite
de vérité et de folie, de violence et de tendresse, dans le Liban en guerre.
C’est aussi à travers elle, la réalité d’une société, qui interdit à la femme
l’exercice de la parole, du rêve et de la révolte.