
Trompettiste prodige d’origine libanaise, Ibrahim Maalouf s’amuse à accorder la musique arabe,
classique, le jazz et l’électro pour offrir des sonorités savoureuses entre ballades et improvisations.
Sur scène, tel un virtuose au souffle sublime, il nous emporte vers des contrées lointaines, celles
de son pays natal, le Liban, pour lequel il garde un attachement particulier. Né dans une famille
d’artistes libanais qui s'illustre depuis plusieurs générations à travers la musique, la peinture, la
poésie et la littérature, Ibrahim s’initie à la trompette, dès l’âge de 7 ans, auprès de son père
Nassim Maalouf. Lauréat de nombreux prix classiques à travers le monde (1er prix du concours
International de Trompette Maurice André de la ville de Paris, lauréat de la fondation allemande
pro-europa, de la fondation française Georges Cziffra, 1er prix du concours International de trompette
de Hongrie….), il est actuellement le seul trompettiste à jouer de la musique arabe avec une
trompette à quart de tons, inventée par son père, permettant de couvrir toutes les gammes, les
modes et les tonalités des musiques arabes.
Grâce à sa finesse de jeu et sa sensibilité aux influences diverses, ce nomade de la musique
devient rapidement l’instrumentiste préféré d’artistes français (notamment Mathieu Chedid, Arthur
H, Vincent Delerm, ou encore Thomas Fersen) et accompagne des jazzmen comme Archie Shepp.
Son premier album Diasporas est un brassage musical ouvert sur le monde d’aujourd’hui tout en étant respectueux et admiratif des traditions ancestrales. Quelque part entre Oum Kalthoum,
James Brown ou Miles Davis, sa musique résonne en nous comme un voyage vers un univers
onirique entre euphorie et mélancolie, entre musique festive et solos méditatifs. Une découverte à
ne pas rater pour tous les amoureux du jazz, de la musique orientale, et de la musique en général !
Dans la communauté des musiciens, son prénom circule comme une promesse de lendemains
qui swinguent autrement. Voici cinq ans, Vincent Ségal, violoncelliste pourtant réputé pour son
exigence, vit en lui un « génie ». A l’instar de cet aîné, à l’image des esthétiques borderline fécondées
par tant de trompettistes depuis Don Cherry et Jon Hassell, Ibrahim insuffle un doux renouveau,
une poétique de la relation à son instrument qui ne néglige jamais la virtuosité et encore
moins la versatilité.
JazzMan.