conception, scénographie et mise en scène Aurélien Bory
Accompagné de quatorze artistes acrobates, comédiens, musiciens issus de la troupe d’Opéra de Dalian en Chine, Aurélien Bory compose un conte visuel contemporain très spectaculaire qui s’inspire d’un jeu de solitaire qui date de l’antiquité chinoise : le tangram.
Nous avions découvert Aurélien Bory avec son magnifique spectacle Taoub. Chacune de ses propositions est une invitation à passer d’un monde rationnel et ordonné à un monde parallèle et poétique dans lequel le jonglage et l’acrobatie côtoient le théâtre d’objet et les arts visuels. Théâtre et cirque, cirque et danse se croisent pour créer un nouveau langage.
Aujourd’hui, Aurélien Bory est parti à la rencontre de ces artistes chinois qui ont le plus haut niveau du monde. Avec quatorze artistes acrobates, acteurs et musiciens issus de la troupe d’Opéra de Dalian en Chine, il signe son nouvel opus, Les sept planches de la ruse, autour du jeu de solitaire chinois, le tangram.
Le résultat scénique est un ballet acrobatique d’objets aux dimensions impressionnantes dont la manipulation est extrême. Les sept éléments sont manipulés à vue et placent l’homme au centre d’un équilibre fragile, les interprètes osant se glisser entre deux parois ou se suspendre dans le vide entre deux triangles. Peu à peu les images se forment, les tableaux s’enchaînent. On est surpris par ce que l’on croit reconnaître et qui n’est jamais tout à fait ce que l’on pensait voir.
Porté par une troupe à la virtuosité et à l'enthousiasme indéfectible, Les sept planches de la ruse nous conduit de surprises en étonnements, jusqu'au frisson pour nous dévoiler un magnifique conte acrobatique, visuel et poétique.
Les sept planches de la ruse est de toute beauté, grâce
notamment à cette entente mathématique qui n’a pas
besoin de mots pour communiquer. Les acteurs vêtus de noir s’affairent.
Une minute d’inattention, un surpoids en trop et le château
des sept planches peut s’écrouler… (…) Le
corps est ici tenu à la prouesse et au défi.
Marie-Christine Vernay, Libération.