chorégraphie Emanuel Gat
cie Emanuel Gat Dance
musique Igor Stravinsky/Franz Schubert
Une version originale du “Sacre du printemps” basée sur des pas extrêmement rapides de salsa dansée par deux hommes menant trois
femmes dans une ambiance de bacchanales endiablées. Ces deux chorégraphies ont remporté un Bessie Award à New York en 2007.
Deux sommets absolus du répertoire musical – Le sacre du printemps d’Igor Stravinsky et Winterreise (Voyage d’hiver) de Franz Schubert – revisités par la compagnie Emanuel Gat Dance pour nous en livrer une version inédite en terme de danse.
Le chorégraphe et danseur israélien Emanuel Gat est acclamé par la critique dans le monde entier pour sa présence scénique sensuelle, sa grâce et son art chorégraphique robuste, physique, audacieux, singulier et d’une intelligence raffinée.
La partition du Sacre du printemps est sans conteste l’un des plus éclatants chefs-d’oeuvre de la musique du XXème siècle. Emanuel Gat nous en offre une version mêlant la danse salsa aux rythmes martelés de la partition. Cinq danseurs (deux hommes et trois femmes) évoluent sur une scène nue divisée par un tapis rouge. Ici, la danse se fait rapide et d’une extrême complexité. A toute allure, les couples se forment, chaloupent et se brisent pour changer de partenaire sans que le mouvement ne s'arrête, composant une chaîne ininterrompue de salsa dans une ambiance de bacchanales endiablées. Emanuel Gat nous propose ici une relecture totalement envoûtante.
La proposition du Voyage d’hiver laisse quant à elle place à la fascination. Avec une grâce ondoyante, deux danseurs interprètent ce voyage tragique dans le froid mordant de l’hiver.
Ils se regardent l’un l’autre, ils se placent côte à côte, se cherchent puis tournent l’un autour de l’autre, comme en transe. Un duo hypnotique.
(…) La compagnie a subjugué l’auditoire et ne l’a pas lâché (…) deux danses idéalement programmées, réinterprétant toutes deux des pièces fondamentales de musique de danse qu’elles parviennent ainsi à renouveler, les restituant toutes neuves à nos oreilles, et nous amenant à les considérer sous un angle inédit en termes de danse.
Seth Rogovoy, Berkshire Living magazine
Danser la salsa sur Stravinsky, c’est possible ! Pour preuve : la prestation brûlante du chorégraphe Emanuel Gat. Sa relecture du “Sacre du Printemps” se révèle aussi iconoclaste qu’excitante. L’artiste israélien a misé sur la nervosité lascive de la salsa qui se coule dans le ruissellement percussif de la musique.
Rosita Boisseau, Le Monde