 
mardi 6 mai à 20 h 30
avec Aline Le Berre, David
Gouhier,
Maud Le Grévellec, Thomas Rathier,
Baptiste Roussillon, Stanislas Sauphanor,
Volodia Serre (distribution en cours)
production Cie La Vitrine
avec le soutien du Ministère de la Culture,
de la DRAC Ile de France
et du JTN (Jeune Théâtre National).
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Théâtre
Le conte d'hiver |
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texte
William Shakespeare
mise en scène Jacques Osinski
cie La Vitrine
Cette
pièce a été écrite par Shakespeare à
l’hiver de sa propre vie, juste avant La Tempête. Il y questionne
le temps qui passe et le problème de la transmission.
Le conte d’hiver est un défi à relever pour tous les
metteurs en scène. C’est une pièce qui fascine par
la transgression des règles du théâtre classique.
Elle commence comme une tragédie pour se terminer en véritable
comédie. Tragédie et comédie s’emmêlent
pour créer un lien entre la réalité qui est la nôtre
et le rêve.
Créateur de la compagnie La Vitrine, Jacques Osinski est un jeune
metteur en scène qui aime explorer les profondeurs de l’âme
humaine, particulièrement connu pour son travail très fin
à partir de textes scandinaves. Il est récompensé
en 1995 pour La Faim de Knut Hamsun (Prix du Public et de la Jeune Critique).
Et monta Le Songe d’August Strindberg — qui remportera en
2006 un vif succès.
Jacques Osinski développe par ailleurs tout un travail sur le théâtre
de répertoire, qu’il a amorcé avec Büchner et
Shakespeare et se pose la question de comment présenter ce théâtre
aujourd’hui. Jacques Osinski considère Le Conte d’hiver
comme l’aboutissement de son travail sur le répertoire classique.
Jacques Osinski aime l’intime et l’étrange, préfère
les dérèglements à la logique, il cherche dans les
textes l’irréel, l’onirique. Le conte d’hiver
est d’abord un conte, un rêve qu’il met en scène
avec neuf comédiens qui lui sont familiers.
Il me semble primordial que la mise en scène rende ce climat de
conte, sa légèreté mais aussi son ambiguïté.
Il s’agit, pour moi, de donner une forme au rêve.
En imaginant la première partie de la pièce comme un espace
fermé, qui s’ouvre par l’utilisation de la vidéo
pour se refermer à nouveau, Jacques Osinski présente Le
Conte d’hiver comme un livre que l’on pourrait commencer d’un
côté comme de l’autre.
Le théâtre donne l’illusion de maîtriser le temps,
déclare Jacques Osinski, “Le Conte d’hiver” ne
raconte rien d’autre que cela. Dix-sept ans s’écoulent,
les personnages vieillissent. C’est une méditation sur la
mort, que le théâtre essaie de transcender.
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