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d’après
le roman de Marie-Madeleine de La Fayette
mis en scène et interprété par Marcel Bozonnet
Mise
en garde par sa mère contre le peu de sincérité des
hommes et les dangers de l’amour,
Mademoiselle de Chartres épouse Monsieur de Clèves, gentilhomme
valeureux et sage. Peu de temps après, pourtant, sa rencontre avec
le duc de Nemours trouble sa belle existence paisible. Madame de Clèves
révèle à son époux la passion qu’elle
éprouve. Persuadé à tort que sa femme lui a été
infidèle, il meurt désespéré. Madame de Clèves
se retire au couvent…
C’est avec cette oeuvre essentielle de la littérature du
17ème siècle, que Marcel Bozonnet a retrouvé le chemin
du plateau. Après des années consacrées à
la direction du Conservatoire national supérieur d’Art dramatique
de Paris et à l’administration de la Comédie française,
l’interprète de grands classiques a choisi d’en faire
un solo d’acteur, élaboré avec la complicité
d’Alain Zaepfel et chorégraphié avec délicatesse
par Caroline Marcadé.
Et les phrases de la Princesse de Clèves qui paraissaient immobiles,
courent de fait d’un mouvement imprévisible. Follement amoureuse
d’un autre, suprêmement vertueuse.
Entre passion et vertu, entre amour et renoncemen, Marcel Bozonnet et
Alain Zaepffel nous offrent là un spectacle rare et raffiné.
Pour laisser chanter en lui l'histoire de la mystique Princesse de
Clèves, Marcel Bozonnet a imaginé une troublante chorégraphie
sous un mélancolique halo de lumière. Stylisant ses gestes,
adoptant un timbre de voix mi-homme, mi-femme, laissant parfois ses phrases
comme suspendues et esquissant de-ci, de-là d’aristocratiques
pas de danse, il donne à la prose de Madame de La Fayette une fragile
transparence. Pour les vertiges poétiques et métaphysiques,
c'est avec La Princesse de Clèves qu'il vous faut prendre rendez-vous.
Télérama - Fabienne Pascaud
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