mardi 28 novembre à 20 h 30


adaptation Hélène Desproges et Michel Didym
avec Philippe Fretun, Daniel Martin,
Clotilde Mollet et Johann Riche

coproduction Compagnie Boomerang – Théâtre de la Ville – Paris / Espace Malraux S.N de Chambéry et de la Savoie / Théâtre Jean - Lurçat –
S.N Aubusson


Théâtre

Les animaux ne savent pas qu’ils vont mourir

textes et chansons Pierre Desproges
mise en scène Michel Didym
cie Boomerang



On croit connaître Pierre Desproges tant il nous était familier. Ce philosophe saltimbanque au regard
malicieux, qui nous entretenait des choses de la vie, des faits et des phénomènes de société, pourfendeur intraitable de nos tartufferies, de nos arrangements avec le réel et notre conscience, des faux-semblants, à la fois insolent et tendre, subversif et iconoclaste, poussant loin la provocation. Dans une langue taillée au scalpel, il a traqué le politiquement correct, la mollesse de nos consciences, nos lâchetés, nos préjugés.
Tout y est passé.

Mais que retient-on aujourd’hui de Pierre Desproges, de son univers singulier ? On se souvient bien sûr du Petit Rapporteur ou encore de la Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède. On se souvient de Pierre Desproges comme d’un homme de radio et de télévision, auteur-interprète, homme de scène. Le preneur de paroles était aussi auteur.
Pierre était avant tout un écrivain, explique Hélène Desproges, il disait : "Mon seul métier est l’écriture, le reste n’est que le service après vente." Il n’aspirait d’ailleurs qu’à écrire et à faire dire ses textes par d’autres. »

Avec la complicité d’Hélène Desproges, épouse de l’écrivain et collaboratrice de l’artiste, Michel Didym revisite les écrits de Desproges et convoque sur un plateau, dans un cabaret théâtral une bande de joyeux lurons, acteurs et musiciens.
La fine équipe s’en donne à coeur joie et nous rappelle l’insolence de l’auteur, son humour absurde, ses noirs délires, son regard aigu sur les paradoxes pitoyables de la condition humaine.